Un de vos clients est placé en procédure collective mais le doute s’installe : vous ne savez pas par où commencer.
Le contrat en cours est-il interrompu ? Y a-t-il encore quelque chose à faire pour sécuriser ma créance ? Autant de questions auxquelles il faut répondre, dans des délais courts, sans commettre de faux pas!
Voici les réflexes essentiels à connaître :
L’ouverture d’une procédure doit être publiée au BODACC (Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales). C’est le journal officiel des entreprises en difficulté.
Pourquoi c’est important ?
C’est donc à partir de cette publication que le compte à rebours démarre.
Trois situations sont possibles en matière de procédures collectives :
Selon le cas, vos marges de manœuvre changent !
Dans l’urgence de la situation, il est possible que vous soyez tenté de commettre l’une de ces trois erreurs :
Ce sont des réflexes compréhensibles mais qui sont, dans la plupart des cas, contre productifs !
Une entreprise sous procédure collective n’est plus autorisée à rembourser directement ses créanciers.
Si votre client vous devait de l’argent avant la procédure, vous avez 2 mois pour déclarer votre créance auprès du mandataire judiciaire désigné par la justice.
Sans cette démarche, la créance est perdue, même si elle est légitime.
Relevé de forclusion :
Néanmoins, vous pouvez bénéficier d’une session de rattrapage si vous n’avez pas été informé de l’ouverture de la procédure. Dans les 6 mois suivant la publication de cette ouverture, vous pouvez demander un relevé de forclusion auprès du juge-commissaire désigné par le Tribunal pour être autorisé à déclarer votre créance.
Une bonne nouvelle, souvent ignorée :
Les factures émises après l’ouverture de la procédure collective, si elles sont utiles à l’activité, doivent être payées normalement.
Selon votre situation, vous pouvez parfois :
Mais ces leviers sont strictements encadrés
Article rédigé par Thierry Guyard, avocat associé